This video is the third plenary session of the 4th Feminist Diplomacy Conference, focusing on regional perspectives. The discussion highlights how feminist diplomacy is implemented and its impact across different regions, including Europe, Africa, the Mediterranean, the Americas, and Brazil. The speakers share insights into their respective countries' and organizations' approaches to gender equality, women's rights, and inclusive policies within their diplomatic efforts.
Here's a summary of the main points from each speaker's intervention:
Madame Guifino (Albania)
Madame Esmeralda da Silva Mendosa (Angola)
Monsieur Nass Canal (Union for the Mediterranean)
Madame Laura Gill (Organization of American States - OAS)
Madame Vanessa Dolci (Brazil)
Madame Missra (CRA - Civil Society Representative)
This video is the third plenary session of the 4th Feminist Diplomacy Conference, focusing on regional perspectives. The discussion highlights how feminist diplomacy is implemented and its impact across different regions, including Europe, Africa, the Mediterranean, the Americas, and Brazil. The speakers share insights into their respective countries' and organizations' approaches to gender equality, women's rights, and inclusive policies within their diplomatic efforts.
la diplomatie féministe et je laisse maintenant la parole au professeur Tony Hastroup, notre modératrice. Jeur merci. Bonjour à tous en vos grades et qualités. J'ai le grand plaisir de vous accueillir à cette 3e session plinière perspective régionale sur la FFP. Je m'appelle Tony Astrub. Je suis professeur et euh détrice de la chair de l'université de Manchester sur les politiques mondiales et confondatrice du collectif féministe africain sur les politiques avec optique féministe. Nous allons parler du contexte africain, les connaissances liées à la diasporal, les politiques anticolonialistes et cetera. Donc nous nous avons une vision des diplomaties féministe qui est régionale et nous sommes reconnaissantes d'avoir ces illustrements du Pamel aujourd'hui. Pour participer à une discussion avec perspective régionale. Nous avons madame Guifino, ministre adjointe au ministre de l'Europe et des affaires étrangères d'Albanie. Madame Esmeralda da Silva Mendosa, secrétaire d'État aux affaires étrangères en Nola, monsieur Nass Canal, secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée. Madame Laura Gill, secrétaire général adjoint de l'Organisation des États américains, l'ambassadeur Vanessa Dolce qui est représentante des questions de gens au ministère des affaires étrangères du Brésil. Enfin, mais ce n'est pas le moindre, le confondateur et directeur exécutif du CRA là, pardon directrice madame Missra, nous allons aborder les pratiques régionales euh et vous parlez des travaux du collectif africain féministe, ce qui peut avoir un impact sur les dialogues régionaux en particulier au sein de l'Union africaine, mais qui peut également alimenter d'autres dialogue concernant l'appel, la sécurité, la médiation et les questions budgétaires. Cela nous rappelle qu'il n'y a pas de modèle unique pour les diplomaties féministes et pourtant il y a une véritable complémentarité lorsque nous réfléchissons aux approches féministes qui sont un avantage stratégique et permettent d'avoir une influence sur les choix politiques. nous allons construire aujourd'hui sur ces pratiques et aborder ces diplomaties féministes non pas en tant que signe mais en tant que approche pratique basé sur la collaboration. Et bien le but de cette plinière est euh d'illustrer les possibilités des dop massif féministes comme instrument stratégique conduisant euh les euh discussions. Nous espérons pouvoir trouver des recommandations pratiques et des bonnes pratiques à l'issue de cette discussion. Vous m'entendez ? Non, on ne vous entend pas madame. Voilà. Alors, pour lancer la discussion, madame Fin l'Albanie est membre du groupe FFP plus à New York. Comment est-ce que cette idée impacte vos actions internationales ? national et régional et quels sont les défis principaux vous êtes confrontés ? Bonjour chers participants, c'est un honneur d'être aujourd'hui avec vous aujourd'hui tous engagés envers les diplomaties féministes et de voir toutes ces femmes ici dans la salle qui proviennent de tout types de domaines. Nous avons déjà discuté hier de l'ouverture, de l'inclusion de placer les droits humains au cœur de la diplomatie pour l'Albanie. illégalité de genre n'est pas seulement une priorité nationale mais une chance pour la politique internationale. C'est un choix stratégique parce que nos sociétés sont plus fortes, plus stables et plus pacifiques lorsque les femmes et les hommes partagent le pouvoir sur un plan d'égalité. Pour nous il s'agit d'une conviction profonde parce que nous sommes convaincus que les diplomaties féministes ne sont pas un luxe, mais c'est essentiel. pour construire des états qui sont plus résilients, prospères et stables. Notre parcours tient compte également des aspects régionaux, mais cette égalité des genres est également un fort encrage juridique, un fort encrage juridique. Et par ailleurs, ces diplomaties féministes permettent la stabilité, la souplesse et réponde aux réalités locales. Dans les Balkans, ces politiques sont liées à un aspect plus stratégique, c'est-à-dire l'intégration dans l'Union européenne. L'Union européenne a été fondée sur les valeurs d'égalité, de non discrimination et donc nous ne distinguons pas ces diplomatie féministes de l'agenda de l'Union européenne. Lorsque nous parlons de participation des femmes sur le plan politique, et bien c'est vital. 35 % de nos députés sont des femmes. Nous avons le même nombre de femmes et d'hommes ministres au sein du gouvernement albanais. Nous avons une grande représentation euh diplomatique au sein du MEAE et à des postes d'ambassadeur. Donc la politique étrangère est un moteur pour le futur de l'Europe. Et vous avez également parlé des années 2022-2023 en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations- Unies. Et bien l'agenda de la paix a été l'une de nos priorités ainsi qu'au sein du Conseil des droits humains. Nous avons également suivi le processus de Berlin pour coordonner les expériences, pour combattre les violences de genre pour permettre la participation politique des femmes. et ajoutons que l'urgence de cette approche a été accélérée par le conflit en Ukraine qui nous rappelle que le l'agenda de sécurité de paix des femmes est crucial, est essentiel dans les balcans occidentaux. Tout cela est également vital à des fins de réconciliation et je voudrais rendre homme. La direction éclairée de notre voisin le Kosovo euh qui a des actions en faveur de la justice rendu au personne victime du conflit. Euh les diplomatie féministes sont en fait une mission qui vise à défendre la dignité et les droits humains partout. Merci. Je pense que ce combat en faveur des droits des femmes est effectivement une mission pour tous. Je vais me tourner vers vous, madame Mendossa, secrétaire d'État aux affaires étrangères en Angola. Le contexte de votre direction de la présidence de l'Union africaine, comment est-ce que l'Angala promettel promot-il l'égalité de gens et la justice dans ce contexte de l'Union africaine ? Et comment se place-t-il par rapport aux actions des autres Étatsmes, quel rôle à votre avis joue la justice de genre en matière de coopération régionale et d'intégration ? Euh, bonjour mesdames et messieurs et chers invités. Je va parler un portugais. C'est un grand honneur de partager avec vous cette réflexion si importante sur la diplomatie féministe et sur la question du genre. C'est une thématique qui montre l'engagement de genre il s'agit d'un leadership inclusif et humain et pays envers l'égalité de genre il s'agit de mettre en place un leadership inclusif et l'égalité de genre au sein nos forces de promouvoir le rôle de la femme de droit est importante pour promouvoir les diplomatie féministes et il est important de promouvoir les la question diplomatie la République d'Angole en tant que présidente en exercice de l'Union africaine a un engagement avec la promotion de l'égalité de genre et l'autonomisation des femmes et reconnaît que l'égalité n'est pas uniquement une question de justice sociale. mais également un facteur stratégique de stabilité, développement et coopération est un facteur stratégique de la coopération et du développement. Donc organisation, la présidence tournante n'a pas un agenda isolé dédié exclusivement à la promotion de l'égalité de genre. Notre agenda n'est pas uniquement dédié aux questions d'égalité. Ce n'est pas une question isolée, mais cela fait partie de l'agenda de l'Union africain et nous en tant que président de l'Union africaine, nous faisons tout le possible pour que tous les pays de la région qui travaillent car l'Afrique est constituée de femmes et il y a beaucoup de discrimination contre les femmes. Avec cet objectif, Angola veut renforcer au niveau régional la participation de toutes les femmes dans le leadership au niveau des institutions. Notre pays manifeste un soutien total à la promotion des politiques de l'Union africaine en rapport avec l'équilibre de genre surtout dans les secteurs comme le leadership et les questions de paix. Depuis 2 ans, Angola a approuvé une résolution pour la première fois, une résolution des Nations Unies sur l'inclusion des femmes dans les forces de maintenance de la paix et nous sommes bien représentés à ce niveau. très important pour nous car les femmes en Afrique, je parle de l'Afrique car je ne connais pas les autres réalités dans les questions de paix et sécurité les femmes étaient vues uniquement comme objet sexuel. C'est quelqu'un qui est là pour faire la cuisine et pour servir et ce n'est pas ce que nous voulons. Nous avons beaucoup de femmes dans les postes importants et qui participent aux négociations de paix de sécurité en Angola. Dans l'exercice de sa présidence, Angola promeut le respect des règles de l'Union africaine, d'une gestion inclusive et participative qui se reflète dans la composition des organes de décision et garanti le respect de la parité. Grâce à une diplomatie de coopération de solidarité africaine, nous soutenons le la mise en œuvre de stratégies de genre et d'égalité de l'Union africaine et nous encourageons les États membres à adopter des politiques qui puissent garantir la représentation équitable de hommes et femmes dans toutes les sphères pour créer un développement inclusif et durable dans tout le continent. En terme d'action concrète, nous que notre pays euh soutient et se bénéficie de programme comme le Spotlight Initiative en partenariat avec les Nations- Unies et l'Union européenne dont l'objectif est d'éliminer la violence contre les femmes et filles et renforcer les capacités institutionnelles institutionnelles des États membres de l'Union africaine. Nous avons fait des grands progrès internement. Notre pays en terme d'égalité de genre a beaucoup progressé. viceprésidente la vice-présidente d'Angola d'Angola est une femme. La présidente de l'Assemblée nationale est une femme. 50 % euh de membres du Parlement sont des femmes. Nous avons également 50 % de femmes dans le parti que je représente. La présidente du tribunal constitutionnel est une femme juste. Pour vous donner une idée, et la présidente aussi du parti de l'opposition est une femme. 47 % de femmes sont dans la diplomatie. 47 % des diplomates sont des femmes et au niveau multilatéral dans nos ambassades, nous sommes représentés par des femmes. Donc nous faisons un travail de fond. Nous pensons être sur la bonne voie mais il faut encore travailler travailler davantage. Je suis la première femme en tant que secrétaire d'État. pour des questions politiques. Nous avions des secrétaires pour la coopération secrétaire femme 23 ans et depuis mes 23 ans, je travaille en tant que diplomate et je suis secrétaire d'État pour les rapports pour les relations internationales. Et donc nous sommes sur nous sommes sur la bonne voie. La coopération régionale peut jouer un rôle central dans ce processus puisque elle permet que les pays africains partage des expériences, puissent harmoniser des politiques publiques et puissent consolider une vision euh commune sur l'égalité de gens en tant que base de la paix et du progrès. La République d'Angola a la conscience que l'absence de politique de l'égalité de genre principalement en Afrique, un continent avec de nombreux défis et de développement est le continent qui souffre le plus des crises du monde. pauvreté extrême, l'insécurité alimentaire, la déstructuration du noyau familial, la dégradation environnemental et la marginalisation de secteurs vulnérables de la société. Et dans tous ces contextes, les femmes particulièrement les jeunes filles sont celles qui souffrent le plus. L'égalité de gens renforce le tissu social, approfondi l'intégration économique et politique et consolie de la paix. En mettant les femmes dans le centre des politiques publiques et diplomatique, Angola réaffirme sa détermination pour la promotion d'une Afrique plus unie, coopérante, sûre et prospère où la diplomatie féministe peut se traduire en action concrète et transformatrice. Merci beaucoup. Nous avons fait part de la perspective de l'Afrique en particulier dans le casadre des travaux de l'Union africaine. L'égalité de genre est l'un des principes fondamentaux de son acte constitutif. Alors dans un contexte régional, monsieur Nashamed Kamal, comment est-ce que l'Union pour la Méditerranée développe-t-elle dialogue régional sur les droits des femmes et travail œuvre en de les afin de les renforcer en particulier en tant que moyen d'assurer l'appel à stabilité dans la région ? Tout d'abord, je souhaiterais vous remercier madame et le pays haute de m'avoir invité à participer à cette conférence extrêmement importante et et après avoir signé il y a 7 ans une déclaration qu'ant àce qu'il y a toujours des femmes dans les panels, je suis heureux d'être le seul homme présent à ce panel puisque que j'avais décidé de ne participer à aucun panel où les femmes ne soient pas représentées de manière équitable. Alors, nous sommes pour ceux qui ne le savent pas une organisation régionale intergouvernementale qui comporte 43 États membres des rives nord et sud et orientales de la Méditerranée. Nous représentons un groupe de pays qui appartient à différentes zones géographiques mais également à qui ont différents niveaux de développement économique et social. Ceci étant dit, ces 43 États membres sont convenus euh au sein de l'Union pour la Méditerranée d'adhérer, de faire partie d'une structure qui euh dispose d'un cadre régional de dialogue mais également d'action dans le domaine de l'égalité de genre. Euh tout a commencé en 2017 lorsque le ministre responsable des questions de genre a adopté une déclaration euh extrêmement euh novatrice qui a été renforcé en 2022 à Madrid lors de la 2e conférence ministérielle. Il ne s'agit pas uniquement d'une déclaration en fait une déclaration d'intention. Ça ne se limitait pas à cela. Euh nos Étatsmembres ont euh signé un cadre de coopération très bien défini, un engagement euh de travailler individuellement et collectivement euh sur quatre piliers principaux. Tout d'abord, l'autonomisation économique des femmes et leur participation dans tous les secteurs de l'économie. euh garantir la participation euh égale des femmes euh dans euh les affaires politiques et une autonomisation politique. combattre les violences de genre et dans une région où il y a de nombreuses crises malheureusement soutenir la résilience des femmes. atteindre ces objectifs et bien ce n'est pas seulement lié à créer une plateforme intellectuelle euh ou des universitaires, des partenaires se rassemblent pour coordonner des idées et des actions, mais cela va plus loin. Il s'agit également de créer un mécanisme de reporting et de surveillance transverse et j'appellerai même cela une revue entre paires et c'est important parce que nous parlons ici de pays qui ont différents niveaux de développement économique et donc les les politiques de gens ont également des des stades différents. Et sur le plan politique, en fait tous les membres adhéraient au mécanisme et il participaient activement. Nous avons mis sur pied donc ce mécanisme de reporting ou de revue entre pa si vous voulez et nous l'avons construit sur une méthode basée sur des données fiables, une méthode empirique si vous voulez. Et cela visait à à soutenir des efforts de nos États-membres et à s'assurer qu'il collec approprié avant de les présenter. Ceci est fait, une fois que nous recueillons leur retour, et bien il y a environ 2 ans, nous avons publié le premier rapport sur les progrès de nos Étatsmembres en matière d'égalité de genre et nous sommes sur le point de préparer le deuxème rapport. ses rapports ne se contendent pas de mesurer le progrès ou son absence d'ailleurs, mais permettent également de consolider la collecte de données régional dans le domaine et mettre en euh valeur ce que nous avons pu réussir ou ne pas réussir d'ailleurs en matière de participation des femmes à la société sur les plans politiques, économiques et cetera. Nous présentons également nos recommandations politiques et nous aidons les dirigeants politiques à identifier les lacunes, les manques et à permettre et à leur permettre de de combler ces lacunes et de progresser. système de suivi de surveillance, je pense c'est une expérimentation très très fructueuse en raison du développement économique et social différent des pays de notre région. Mais à part cela, nous avons lancé un dialogue et une coopération technique et ici, malheureusement, je n'ai pas le temps de de m'étendre sur cela trop longtemps. Je vais me contenter de citer quelques exemples. Nous avons créé un un agenda national régional sur les femmes chefs d'entreprise dans notre région. C'est très important pour notre région. Nous aidons également les femmes à avoir accès à de nouvelles de nouveaux financements euh pour leur leurs activités. Nous allons lancer un mécanisme euh l'année prochaine. Nous avons également une action en matière de changement climatique et de financement du changement climatique lié aux femmes. Nous avons également un réseau femme paix, sécurité climat et euh euh un mécanisme de résilience au défis lié au climat dans la région. L'année dernière, nous avons créé un réseau de femmes journalistes pour les former et les aider à parler de de questions de genre visant à éduquer le public. Et parce que les questions de Jean-Jor ne ne portent pas uniquement sur les droits des femmes ou des questions éthiques. Il s'agit vraiment de de constater tous les près réalisés dans les domaines politiques, économiques, sociaux et cetera. Vous pourriez vous demander quel est le lien entre cela et la paix et la sécurité ? Nous savons tous voyez, nous avons entendu la représentante de de NU femme hier qui nous disait que si les femmes étaient totalement intégré sur le marché du travail, le PN le PIB de nos pays augmenterait d'un énorme pourcentage. Dans notre région, il augmenterait de 46 % ce qui est énorme et ça serait un élément de stabilisation des sociétés. et cela permettrait de faire baisser la pression migratoire et cela permettrait d'éviter des tensions politiques et sociales au sein de nos sociétés. Nous savons tous, cela a été dit depuis hier que quand les femmes sont impliquées dans la résolution des conflit et bien il y a une plus grande chance de parvenir à des résultats. Probablement 35 % plus de chance d'avoir une paix qui durerait environ 15 ans si les femmes sont impliquées dans les processus de paix. Et je voudrais ajouter à cela la chose suivante : plus nos sociétés sont égales, plus nous pourrons assurer la cohésion sociale, l'égalité, la prospérité économique et la paix au sein de nos sociétés. Je vous remercie. Merci. Merci de nous avoir rappelé la raison pour laquelle nous sommes pourquoi l'égalité de genre doit rester une priorité et merci d'avoir partagé avec nous certaines de vos bonnes pratiques de revues de père et de de partage de connaissance entre père. Maintenant, nous allons passer à un autre contexte régional et je vais demander à madame Laura Guil d'intervenir. Euh dans les Amériques, il y a souvent des contrastes, des dynamiques qui euh s'opposent en matière de question de genre. Euh d'après vos travaux perspectives, quels sont les défis principaux euh qui euh euh sont liés aux droits des femmes euh lorsque les démocraties sont menacées, lorsque l'on voit les mouvements antidroits euh euh s'amplifier dans la région et que faites-vous au sein de votre organisation pour faire progresser les droits des femmes et les droits humains fondamentaux dans la région en général ? Si ça si euh je alors je remercie le gouvernement français de nous avoir convoqué ici à la 4e conférence sur la diplomatie féministe à l'EA. Nous apportons toute une expérience faite d'institution, d'enseignement que nous mettons aujourd'hui au service de toutes les régions soutenu par une expérience de soutenue par un système qui a su traduire les revendications des femmes en normes et puis en résultat vérifiables. en tant que en tant que femme, en tant que féministe, en tant qu'ancien vice-ministre des affaires étrangères qui a commencé la première politique extérieure féministe de la Colombie en tant que la première secrétaire secrétaire générale adjoint de l'OEA femme et je dois vous dire l'EA est l'organisation régionale qui réunit 34 pays des Amériques et des Caraïbes. Et à ma connaissance, le EA est le seul la seule organisation internationale intergouvernementale qui choisit son 2e poste à bord par élection de son assemblée générale. Et c'est pour cela peut-être que ça pris tellement de temps, 70 ans pour choisir une femme et je suis la première. Alors, en tant que tout cela, je me demandais al merci. En tant que tout cela, je me demandais de quoi parler à Paris et j'en suis venue à une seule certitude qu'il faut parler du besoin de fortifier l'alliance entre le entre et l'Europe pour les droits de des femmes. Et je vais vous expliquer pourquoi. Et permettez-moi de raconter une histoire qui est beaucoup moins connue que qu'elle ne le mérite en Europe. En 1928 à la 6e conférence panaméricaine à Laabane, les femmes de mon continent sont arrivées avec un une proposition, un traité rédigé pour l'égalité. Et vous savez en ce moment-là, on n'a pas permis à ces femmes de le présenter, de parler même à la conférence. Alors, les hommes ont proposé alors euh en contrepartie de créer une commission, la commission interaméricaine des femmes. Cette commission est le la première organisation intergouvernementale pour les droits des femmes au monde. Or, nous les femmes de de mon continent, de ma région, nous avons été pionnières et cette commission ce qu'elle a commencer à faire c'était, vous savez dans ma région, les femmes qui marient un étranger perdent la nationalité et cette commission a décidé de proposer une solution juridique à ce problème qui a abouti en 1933 avec une la convention de Montevido sur la nationalité des femmes. Alors en 5 ans, ils ont donné des résultats et après on a eu la convention des droits politiques des femmes, la convention des droits civils des femmes et finalement 19 1994 la convention de Bem d'Opara qui est la convention des violences contre les femmes qui a été le précural de la convention d'Istanbul ici en Europe. Alors, c'est cette voix vers l'égalité construite par les femmes depuis près de 100 ans que j'apporte aujourd'hui. Je parle ici à partir de cette expérience et nous disposons aujourd'hui une architecture régionale qui sert de point d'appui à nos alliances avec toutes les régions. la Commission interaméricaine des droits de l'homme qui a une assemblée des délégués qui sont les autres représentants ou représentantes euh de des pays en matière des droits de genre, la Commission interaméricaine des droits humains et la Cour interaméricaine des droits humains. Tout ça nous donne un système complet qui permet de transformer les engagements politiques et les politiques en résultat. Et lorsqu'on nous demande de quoi on dispose à l'organisation, en effet, on a beaucoup d'outils concret. On a des cadres normatifs, on fait des lois types pour les pays que les pays peuvent accommoder selon leurs besoins. On a des suivis, on a des rapports, on a la coopération technique, on a l'assistance. En effet, tout ça avec des méthodologies basées en données, indicateurs et des voies d'application. Ce qui nous intéresse, c'est le passage de la norme à la politique et de la politique au budget. Et c'est ça ce qui donne sens à nos accords multilatéraux. Alors, je vais parler de deux lois types et un avis consultatif tout vite. Je vois euh on a deux lois types qui ont été qui ont eu pas mal de succès à la région. La première, c'est la loi de la parité qui propose un accès égal effectif à tous les niveaux euh de tous les pouvoirs d'État exécutif, législatif. judiciaire aussi au niveau service diplomatique. Enfin, cette loi a été utilisé par un tiers de nos de nos États membres et je dois dire quand même qu'on a fait du progrès. La région d'Amérique latine, c'est celle qui est en moyenne contre la plus forte participation des femmes au sein de Parlement. Ça c'est 35.8. Et le deuxième instrument juridique de quoi je duquel je voulais vous parler, c'est notre loi modèle interaméricaine sur les soins. pendant des décennies les soins piliers des familles et des économies entières ont incombé de manière disproportionnée aux femmes et on était confiné à les sphères privées sans reconnaissance de leurs valeurs et de leur contribution et sans qu'à la fin d'une vie de sacrifice pour prendre soin des autres, les identes ne reçoivent même une pension. permettant de vivre leur vieillesse. Alors, les soins, c'est notre travail le plus important maintenant dans notre région. Et à cet avis, on a à cet égard, on a eu un avis consultatif de la Cour interaméricaine des droits des droits humains. Et cet avis reconnaît comme un droit autonome. Un droit autonome, le droit de prendre soin des autres, d'être prise en charge et de prendre soin de soi-même. Il établit les obligations des États en matière de disponibilité, accessibilité et qualité. Il affirme la responsabilité sociale partagée entre les États, les familles, le secteur privé, la communauté et surtout les hommes. Alors, qu'est-ce que qu'est-ce que on est en train de faire avec les soins dans ma région ? tout comme on l'a fait avec Bellin d'Opara qu'on a enlevé la violence contre les femmes de les sphère privée, on a on l'a amené à l'esphère publique et maintenant on a des organismes spécialisés, des tribunaux, des parquets compétents. On est en train de faire la même chose avec le travail des soins. Il s'agit désormais de faire même créer des systèmes nationaux intégrés dotés d'un budget de données et d'indicateurs de service universal pour la petite enfance les personnes avec handicap dépendantes âgé des congés du temps pour prodiguer des soins ainsi que des infrastructures pour les soins. Et la reconnaissance des soins comme un droit humain est une avancée majeure pour les Amériques. Et à mesure à fur et à mesure que les pays intégreront dans leur système juridic les soins, nous pourrons garantir toute une vie d'autonomie, la participation économique et surtout renforcer nos démocraties. C'est une question de démocratie à la fin. Alors pour revenir à votre question, nous connaissons les défis. C'est clair que dans la région, il existe une désinformation organisée, une diversité de violence, y compris violence politique contre les femmes, des tentatives de captation institutionnelle, des régressions normatives et d'énormes débat sur les droits sexuels et reproductifs. Ça c'est clair. C'est aussi clair que plusieurs États sont en train de mettre en cause les acquis des dernières décennies et qu' évidemment ces débats politiques au niveau de la politique interne sont transmis aux espaces multilatéraux. Ça c'est aussi clair. Mais pour l'instant l'acquis interaméricain n'a pas été modifié. Il n'y a pas un nouvel mandat qui modifie ce qu'on n'a gagné les femmes au niveau interaméricain et ce que nous avons gagné c'est très très important et c'est à qui c'est ma responsabilité comme secrétaire général adjoint de l'OA de le protéger de le défendre et je peux pense le faire à côté de vous à côté de la France à côté de l'Europe à côté de tout et ceux ceux à côté de tous ceux et celles qui croient que l'union fait la force. Merci présentation très complète de ce qui se passe dans votre région. Je me tourne maintenant vers madame Vanessa Dolci, ambassadrice et au Brésil lors de sa présidence du G20. Nous avons eu un agenda tourné vers les questions de genre et je voulais savoir quelles sont vos priorités diplomatiques pour faire progresser la justice de gens. D'abord remercier la France pour l'invitation, pour la organisation de la conférence. C'est un plaisir, un grand honneur que d'être devant vous aujourd'hui pour vous parler la perspective l'approche brésilienne et je vais le faire en portugais dans ma langue maternelle. Vous aurez eu donc le plaisir d'entendre au sein du même panel deux accents portugais différents. Alors Angola et le sud du Brésil. J'aimerais dire que le Brésil n'a pas une politique étrangère féministe, mais depuis 2023, la première année de du mandat actuel de président Lula et la directive de la transversalisation des politiques de genre et de race. Et je vais essayer de résumer cela. Euh et comment cela se traduit dans les politiques publiques ? Les mesures qui ont été adoptées pour la promotion de la diversité de l'inclusion et quelques exemples sur les priorités de politique étrangère le G20 et aussi pendant la COP 30. Il est important que je partage cette idée avec vous. Le premier point qui est très cher à la position brésilienne et qui est centrale pour nous. Le Brésil approche l'approche brésilienne, elle vient d'une perspective inclusive et intersectionnelle. Cela signifie que transversaliser pour nous doit euh considérer les dimensions ethniques et raciales, la promotion de la diversité. Au Brésil, nous comprenons le genre et la race comme des dimensions qui sont inséparables et interconnectées. Presque 30 % de la population brésilienne un contingent de 60 millions de personnes sont des femmes noires et ce contingent est celui qui souffre le plus des impacts des inégalités en fonction de notre historique et notre héritage d'esclavage et de colonialisme. Le président Loua en 2023 pendant l'Assemblée générale des Nations Unies a annoncé l'adoption parle au Brésil d'un nouvel objectif de développement durable, led 18 de promotion de l'égalité raciale. Pour le Brésil, la promotion de l'égalité de genre leDD numéro 5 va de pair avec leDD 18. Comment cela se traduit internement ? Depuis 2014, nous avons une loi de quota qui a été renouvelé euh l'année dernière. Il n'y a pas eu de baclage au Brésil au Congrès qui est dominé par des forces conservatrices. Aujourd'hui, 35 % des places pour avoir accès au service public brésilien sont dédié aux personnes noires qui l'ombolas et autochtones et 5 % pour les personnes handicapées. Nous avons adopté l'année dernière un plan d'action affirmative dans le ministère des affaires étrangères avec 34 action donc 24 tournées vers les femmes. Il est essentiel de souligner la mesure affirmative concernant les femmes dans les carrières diplomatiques. Il n'y avait que 23 % de femmes diplomates et grâce à cette action affirmative de genre augmenter le taux à 35 et 40 % même cette année. En ce qui concerne la transversalisation de gens dans la politique étrangère, j'aimerais vous dire deux mots sur l'alliance globale contre la foi et la pauvreté et ensuite avoir un regard vers la COP. Le produit euh de la présidence brésilienne du G20 a été l'alliance globale que vous connaissez certainement qui a 200 membres, plus de 100 pays et le Brésil a présenté les grands programmes sociaux qui ont tous une composante de genre. Tous ici connaissent la féminisation de la pauvreté. grands programmes sociaux qui luttent contre la faim et la pauvreté ont être composantes dans les politiques publiques et donc ça fait partie de l'ensemble des politiques publiques de l'alliance globale contre la fin et la pauvreté concernant la COPE. Nous défendons que l'égalité de genre est un prêt requis pour une action climatique efficace. Aujourd'hui, je n'ai pas besoin de dire pourquoi les femmes et les filles sont celles qui souffrent le plus les impacts des changements climatiques. Ce n'est pas nécessaire. Mais je dois dire que les femmes et les filles ne sont pas impacté de la même façon. Certaines sont plus impactées que d'autres. Cela dépend de la région, de l'orientation de genre, l'identité de genre, de l'orientation sexuelle, si ces femmes sont handicapées ou pas. la classe sociale. Donc tous ces facteurs d'intersectionnalité doivent faire partie de ce débat climatique à Bélhem qui puisse répondre au besoin de parler de justice climatique. Nous avons la possibilité à Bélhem d'approuver un nouveau plan d'action de gens. Nous parlons des 30 ans de pékin, des 25 années de la résolution 1325, mais nous ne parlons pas de genre dans la question climatique. 2000, nous avons parlé de la moindre représentation des femmes dans les discussions climatiques. En 2014, nous avons eu un mandat à partir de du travail de l'IMA l'année dernière à Bakouù. Nous avons renouvelé ce mandat et maintenant nous devons approuver un plan d'action concret. Nous avons cette fenêtre de possibilités historiques à BL dans 5 semaines. Quelles sont les priorités du Brésil que nous avons partagé avec 60 délégations l'année la semaine dernière quand nous avons organisé la PRCOP. C'était une réunion de négociateur, c'était pas une réunion formelle, c'était un échange de point de vue. Mais nous avons parlé de la du besoin de parler d'inclusion et de participation des femmes euh afroodescendantes. a le besoin de défendre les femmes qui défendent le l'environnement, l'inclusion des femmes dans les secteurs de des sciences, des mathématiques, dans de l'ingénierie et les moyens de mise en œuvre pour que le texte euh puisse être transformé dans la vie réelle. Donc je j'espère avoir ce consensus euh parmi les 190 pays pour approuver ce texte. Merci beaucoup. Merci infiniment de nous avoir dit comment vous conce l'intersectionnalité dans le contexte brésilien et comment vous l'opérationnalisez et en fait une réalité concrète dans l'ensemble des secteurs. Je me tourne maintenant vers notre dernier orateur qui sera Ganimera, cfondatrice et directrice exécutive de CRA. Et la question est : pourquoi est-il important pour les États d'adopter les principes sous-jacents de FP dans leur cadre diplomatique ? Et pour quoi est-ce que comment est-ce que la société civile travaille au côté du gouvernement pour promouvoir tout cela dans les régions ? Merci. C'est parfois relativement agréable de prendre la parole en dernier par ce que en dernier mais non des moindres bien évidemment. Merci de m'avoir invité à ce panel et je pense dire que effectivement tout le monde sera d'accord que l'égalité de genre c'est le socle, le fondement d'une société juste. L'égalité de genre, les droits des femmes, ce ne sont pas uniquement des questions nationales, c'est toute la stabilité, la coopération mondiale qui sont en jeu et elle constitue les pierres angulaires de toute politique ou diplomatie féministe, même si l'application de ces idées est un petit peu inégale. Pourtant, si on continue sans relâche, et bien cela peut constituer le socle d'une politique, d'une diplomatie féministe. De quoi avons-nous besoin ? donne engagement sans relâche pour faire progresser cette vision en partenariat avec les gouvernements, la société civile notamment leader sur le terrain pour que nous ayons à terme un monde plus juste, plus équitable et basé sur les droits. En tant