This video presents the second plenary session of the 4th Feminist Diplomacy Conference, focusing on the reform of the international financial architecture to make it more feminist and equitable. Speakers discuss the current challenges to women's rights, the importance of gender equality in economic growth and sustainable development, and concrete actions and strategies being implemented or proposed by various countries and international organizations.
Monsieur le vice-ministre, madame la secrétaire d'État parlementaire, madame l'ambassadrice, mesdames et messieurs en vos grades et qualités, chers Delphines, chers panélistes, mesdames et messieurs, chers amis, c'est vraiment une joie d'être avec vous cet après-midi en tant que ministre délégué, comme vous l'avez dit, chargé des Français de l'étranger, de la francophonie et des partenariats internationaux pour être avec vous, pour porter justement ce sujet qui nous tient tellement à cœur, ce sujet de la diplomatie féministe. Avant de rentrer dans le vif de du sujet, je voudrais remercier très chaleureusement le Mexique et ma chère Maria Thesa d'avoir porté le flambeau de la conférence jusqu'à nous, mais aussi les Pays-Bas et l'Allemagne qui s'engage à nos côtés à tous pour les droits des femmes et des filles et l'égalité de Gor, et disons-le, ce mot, genre, c'est important. Ces engagements ne seraient pas complets sans l'action déterminante des Nations- Unies, des organisations internationales, des agences de développement, mais aussi des contributions des acteurs des sociétés civiles que je souhaite remercier très chaleureusement. Donc avant d'aborder concrètement nos actions parce qu'on va quand même un peu dire ce que la France fait en matière d'architecture internationale de financement qui sera le thème de cette plaignère, j'aimerais dire un mot général pour poser un constat que nous avons évidemment tous fait qui est que il souffle en ce moment un vent mauvais voir une tempête on peut dire sur le droit des femmes. Le ministre Barreau l'a répété lors de son allocution d'ouverture. Il y a une montée en puissance d'alliances rétrogrades, réactionnaire, de mouvement antidroits des femmes, antidroits des filles, de mouvements masculinistes, je déteste ce mot, qui instrumentalisent nos combats, qui les tournent en dérision, qui les ignorent ou qui font cyniquement passer ces combats tellement légitimes pour une forme de communautarisme. Le constat est alarmant. Alors, même que les financements dédiés aux droits des femmes s' menuisent et que les soutiens financiers au mouvement antidroit se renforcent les échelles inversées, une offensive décomplexée contre le principe d'égalité de genre se déploie, y compris dans des instances multilatérales ou dans l'espace numérique. Et on assiste à certains acteurs qui au mieux ne disent rien et d'autres qui simplement adhèrent à ce mouvement. Et alors, que faire dans un contexte de retour d'obscurantisme qui rappelle quand même des heures assez sombres ? Moi, je pense qu'une conviction nous habite et est très largement partagée par vous qui êtes ici cet après-midi, c'est que le temps de la sidération est passé. On sait ce qui se passe, on sait ce qui nous arrive et maintenant je pense qu'il faut agir et agir de manière offensive. C'est c'est ce temps de l'action qui est là et la France par cette conférence qui nous réunit cette semaine veut justement rassembler les énergies au service de cette grande cause qui est l'égalité de genre. Notre combat est clair. Il s'agit d'abord de réassoir la primauté du droit international, de défendre l'égalité de genre et de lutter contre toutes ces formes de régression qu'on a observé, dont on a parlé. On a fait des tables rondes, on a constaté que c'était là. Bon ben maintenant, il faut vraiment que nous agissions et que nous agissions ensemble. Et cette détermination, elle est pas incantatoire. Elle s'incarne dans des politiques publiques concrètes, des partenariats solides qui sont gélonés par des moments clés de mobilisation. La France a fait partie des premiers pays à adopter une véritable diplomatie féministe et je vois certaines diplomates dans cette salle qui l'ont porté dès 2019. D'ailleurs, ça a été concrétisé et matérialisé mais ça remonte d'ailleurs à bien avant cela. Au sommet G7 de Biaritz et encouragé par le forum Génération égalité que nous avons aussi coporté, nous avons lancé plusieurs chantiers. Nous avons notamment lancé un fond de soutien aux organisations féministes qui a déjà fait bénéficier 1400 associations dans plus de 75 pays ou encore au centre de l'organisation du dialogue pour l'avortement sécurisé qui permet d'accompagner dans des pays d'Afrique de l'Ouest et l'évolution de du cadre normatif de de l'avortement. Après 6 années d'engagement, ce ministère a adopté en mars de cette année une stratégie internationale consolidée qui sera la boussole de notre action jusqu'en 2030. Et nous avons d'ailleurs misé sur l'intelligence collective, sur les idées qui émergaient justement des discussions que nous avons pu avoir en consultant 200 acteurs en France et à l'international. Cette stratégie pour une diplomatie féministe a opéré un véritable changement de paradigme. Tous les domaines de l'action internationale et européenne de la France, y compris l'action consulaire que je chapote aujourd'hui en tant que ministre des Français de l'étranger sont concernés et tous doivent adopter une véritable diplomatie féministe. Elle associe d'ailleurs nos autres ministères et les opérateurs. Et c'est dans cet esprit de coconstruction en écoutant les voix de toutes et de tous que notre stratégie sera mise en œuvre au côté des organisations euh internationales, des bailleurs, des organisations de la société civile, du secteur privé, du monde académique ou encore des partenaires philanthropiques. Nos nos priorités placent l'égalité de genre au cœur de la réponse de la France au grand défi contemporain et l'objectif est aussi de promouvoir une action climatique et environnemental qui soit résolument féministe pour défendre avec vigueur les droits des femmes dans l'environnement numérique et dans l'intelligence artificielle. Et c'est pas une lubille et c'est pas qu'on veut parler des femmes partout, c'est que les femmes sont partout et que leurs droits sont vulnérables partout et qu'il nous faut donc les défendre partout de manière globale, résolue et encore une fois offensive. Nous plaçons aussi notre diplomatie féministe dans notre diplomatie économique et commerciale. Parce que avec la multiplication des crises, nous nous employons à réhausser la place des femmes dans la prévention, dans la réponse au conflits armés. Nous avons lancé par exemple le premier laboratoire pour les droits des femmes en ligne qui permet le partage de bonnes pratiques pour que les violences fondées sur le genre ne trouvent pas dans le numérique un terrain fertile comme nous savons que c'est le cas actuellement. Nous soutenons aussi la création de réseaux comme l'alliance féministe francophone qui porte une voie importante dans les espaces multilatéraux. Alors mesdames et messieurs, chers amis, moi je voudrais dire un mot sur notre mobilisation essentielle en matière de droit de santé sexuelle et reproductif. La France a été le premier pays au monde à inscrire la liberté de recourir à l'interruption volontaire de grossesse dans sa constitution le 8 mars 2024 et je me souviens avec émotion et je vois certains parlementaires dans la salle ce que ça a été de porter ce combat. Ce n'était pas un combat purement symbolique. Lorsque l'on voit aujourd'hui à quel point ces droits sexuels et reproductifs sont mis en cause, sont rendus vulnérables, sont rendus inexistants, on se dit qu'il faut leur donner cette place-là, cette place de sanctuarisation. Ce niveau d'ambition, nous l'appliquons pour défendre les droits de santé sexuel et reproductifs aussi à l'international car c'est la pierre angulaire de notre diplomatie féministe. Nous partons d'un postulat simple. Garantir ses droits, la liberté de toutes les femmes à disposer de leur corps et la condition première à l'égalité de genre. C'est des droits qui ne sont pas négociables en fait. Et moi je viens maintenant sans être trop longue car je sais que on va vraiment écouter un débat passionnant au sujet de notre plinière sur l'architecture du financement des politiques de soutien à l'égalité parce que comme je disais tout à l'heure l'argent c'est le nerf de la guerre et il faut voir comment on contreattaque. vous avez en tête les deux courbes, un soutien de plus en plus croissant à des politiques qui sont finalement rétrogrades et qui vont dans le sens inverse de ce que nous voulons porter et une situation financière contrainte dans de nombreux pays, y compris ici et donc une nécessité d'agir et d'agir ensemble conjointement, efficacement et résolument. Donc avec Constance et détermination, la France s'est engagée dans la réforme du financement du développement afin que les institutions financières internationales puissent répondre de manière plus efficace et en ayant plus d'impact au défis de notre siècle. Je reviens tout juste des assemblées annuelles du fond mondial international et de la Banque mondiale qui m'ont permis de porter les propositions de la France qui seront d'ailleurs au cœur de notre présidence du G7 qui aura lieu l'année prochaine à Évian. Les discussions sur nos priorités, en particulier sur le genre et le climat, ne sont pas évidentes. Et c'est un euphémisme avec l'ensemble de nos partenaires. Mais nous défendons avec force notre vision d'un ordre mondial qui soit juste et inclusif. Et ça peut pas être juste et inclusif si vous excluez la moitié de l'humanité. Donc vos échanges aujourd'hui permettront d'identifier des meilleures modalités pour une prise en compte de l'égalité de genre dans ses travaux décisifs pour notre avenir commun et seront ainsi précieux pour guider nos efforts en la matière, y compris dans ce chemin qui nous sépare G7. Je dirais en conclusion que nous devons résister avec toutes nos forces et ensemble à cette vague de recul qui cherche à défaire les progrès sociaux et les droits qui ont été acquis à haute lutte au cours des 50 dernières années. Nous ne pouvons pas juste subir. Nous ne pouvons pas nous décourager, voir le monde dérailler sans réagir en se disant "Bon ben voilà, on peut rien faire. Nous devons nous battre pour nous d'abord pour nos enfants. Moi je pense à ma fille Alma qui a 9 ans et que je veux voir vivre dans un monde dans lequel elle aura au moins autant de droits que moi et j'espère et je ferai tout pour que ce soit le cas. Plus de droit encore pour nos garçons aussi pour pour nos sociétés en général parce que les droits des femmes, c'est pas une histoire de bonne femme. Ça nous concerne tous en fait, toutes et tous. Et et pour nous-même en fait. Donc ma nomination en tant que ministre femme dans ce ministère en atteste, la nomination d'ambassadrice de qualité, de chercheuses de femmes compétentes dans tous les postes dans cette maison en témoigne aussi. Et vous connaissez la phrase de la féministe Gloria Stinman qui dirait "Je n'ai toujours pas entendu d'hommes demander à des conseils des conseils sur la manière d'allier le travail et la vie familiale." Donc on va pas commencer à demander des conseils ou à s'excuser d'exister ou de faire ce que l'on fait naturellement. J'aimerais finir par une pensée pour beaucoup d'hommes dans la salle aujourd'hui qui ont fait énormément de chemins et notamment Guillaume mais beaucoup d'autres. Et je pense que c'est essentiel et que c'est un combat commun et un combat que nous portons tous ensemble. C'est un combat que la France se fixe et qui nous incite à veiller au maintien des ressources suffisantes pour lutter contre l'égalité de genre. Car aucun pays ne peut se développer harmonieusement sans une meilleure égalité entre les femmes et les hommes. C'est pourquoi je serais particulièrement vigilante à l'intégration de la dimension du genre dans la réforme de l'architecture financière internationale dont je veux vous parler il y a un instant. Et moi, je vous je finirai par ça. Unissons-nous, travaillons ensemble car ce n'est qu'ensemble que nos voies peuvent peser et faire une différence sur les décisions mondiales. Notre responsabilité est vraiment immense. Et c'est pas juste un mot de le dire. On voit le moment que nous traversons, on voit les défis que nous fass que auquels nous faisons face. Les femmes et les filles du monde entier sont témoins, nous regardent, nous avons la capacité d'agir. Alors, vous pouvez compter sur moi et sur ce ministère pour porter ce combat. Je vous remercie. Merci. J'appelle maintenant les panélistes sur scène. Please panelist can you come on stage with me ? Je serai la modératrice de cette plinière. Merci. Bonjour, bonsoir. Merci d'être avec nous pour cette deuxè séance plinière consacrée à la réforme féministe de l'architecture financière internationale. Quelques mots d'introduction avant de plonger dans la discussion. le programme d'action d'Adisabeba en 2015, le sommet de Paris pour un nouveau pacte financier en 2023 et la 4e conférence de Séville pour le financement du développement en juin de cette année. On mhase sur la nécessité d'une réforme de l'architecture financière internationale qui bénéficie à un développement durable. Alors que le monde traverse des crises multiples climatiques, sociales, sanitaire, économiques, notre architecture financière ne répond plus aux enjeux du 21e siècle. Elle est trop souvent inéquitable et aveugle aux inégalités de genre. L'égalité de genre est pourtant une nécessité pour garantir la justice sociale, un levier pour la croissance économique et une condition préalable à un développement durable, efficace. L'inclusion des femmes dans le système économique mondial permet de respecter leurs droits à la participation. C'est aussi la seule manière d'atteindre les objectifs de développement durable. Nous savons que les inégalités de genre ont un coût économique. D'après femme, investir dans les droits des femmes et des filles générerait 4000 milliards de dollars pour l'économie mondiale d'ici 2030. Face à ces défis, les États, les organisations internationales, les banques de développement et les organisations féministes de la société civile doivent se mobiliser. Et pour autant, le sujet qui nous amène aujourd'hui l'égalité de genre est trop souvent absente des discussions internationales sur le financement. Alors, comment réunir les conditions pour que la réforme de cette architecture financière soit féministe ? Comment la définir ? Comment s'assurer que les financements dédiés au développement durable intègrent l'égalité de genre ? Comment mobiliser des partenariats structurant et innovant ? Pour ce panel, j'ai le plaisir d'accueillir Fabricia Lapecorella, secrétaire général de l'OCDE, madame la ministre Berbel Koffler, secrétaire d'État auprès du ministre fédéral pour la coopération économique et le développement d'Allemagne, laquelle Lagounas Almo, directrice genre du programme des Nations Unies pour le développement, Fe Machekée, codirectrice exécutive de Awid et enfin les hommes. Bertrand Valkener, directeur général adjoint de l'Agence française de développement et représentant du réseau finances en commun et Steven Colet, vice-ministre pour la coopération internationale des Pays-Bas. Nous allons commencer avec vous, madame la secrétaire générale adjointe de l'OCDE. Vous êtes une grande spécialiste des politiques financières internationales, de leur architecture et des moyens pour qu'elles garantissent une meilleure inclusivité. Au cours des dernières années, l'aide publique au développement a connu des évolutions importantes comme l'a démontré l'OCDE. Mais comment pouvons-nous garantir que la refonte du financement qui est en cours intègre l'égalité de genre ? m'exprimer en anglais si vous me le permettez. Bonjour à tous, c'est un plaisir et un honneur que d'être ici avec vous aujourd'hui. Et bien afin de répondre à votre question Delphine, je vais commencer sur une note positive. Au cours des 10 dernières années, le volume de la qui met en avant l'égalité de genre a augmenté entre 2022 et 2023. les membres du comité d'assistance au développement a constaté une augmentation de 46 % de la attribuable, c'est-à-dire 72 milliards de dollars américains sur 150 milliards en moyenne par an. Donc une augmentation de 2.2 pourcentage de euh entre 2022 et 2023. Mais les budgets sont aujourd'hui sans pression et les données préliminaires de l'OCDE montre que la a baissé de 9 % en 2024 et les euh prévisions indiquent qu'il y aura encore une chute de 15 % en 2025, ce qui aura bien entendu un impact sur le financement de l'égalité des genres. Dans ce contexte, pour euh s'assurer que l'égalité entre les gens est euh sauvegardée et priorisée, cela demande un engagement, une action concertée au niveau local, national et international entre les acteurs publics et privés, y compris les gouvernements, les institutions multilatérales de financement. et d'autres acteurs et bien entendu les organisations de la société civile. De nombreuses mesures ont déjà été adopté dans ce sens. Les recommandations du comité sur l'égalité de genre, l'automnisation des femmes et des filles et cetera euh ont formulé des recommandations adoptées l'année dernière. une recommandation très importante en particulier en mai 2024 et donc le comité s'est engagé à promouvoir différentes formes de d'égalité entre les genres y compris les missions de financement de d'obligation de garantie et l'utilisation de l'investissement privé. L'OCD contribue à ses efforts en fournissant une analyse de données pour façonner ces processus mondiaux avec le FFP fort et le energie 20 du G du G7. Alors, il y a encore une marge de manœuvre. Au mois de mars de cette année, l'OCDE a lancé un programme de développement de l'égalité de genre et là vous avez une marge de manœuvre pour inclure l'égalité de genre dans le financement et ceci en trouvant des financements dans tous les secteurs commerce, soins dans des domaines thématiques, la violence liée au genre et également des outils de développement à devoir entre pays partenaires, entre organisation de droits des femmes et mouvements féministes. L'année prochaine, l'OCDE prépare un rapport sur le financement de l'égalité de genre qui examinera tous les types de financement et la façon dont des partenariats en tracteurs peuvent être optimisés et faire augmenter le financement de l'égalité de genre. Alors, afin de détendre et de sauvegarder ce financement de l'égalité de genre sur le plan international, il faut donc regarder au-delà des fonds de développement. Donc cela peut mener à d'autres actions. Par exemple, faciliter l'accès et la participation des entreprises dirigées par des femmes à commerce international. Financer l'égalité de genre et s'assurer que les objectifs sont refêtés dans les processus mondiaux G7 et G20. Afin de soutenir ces efforts, l'OCDE continue à fournir des conseils empirique sur la façon dont les politiques commerciales peuvent permettre de promouvoir les entreprises féminines et leur permettre d'être compétitif sur le plan international. Comment les investissements directs étrangers peuvent soutenir ces organisations féministe par le biais de l'OCDE ? Je vous remercie. Merci beaucoup madame la secrétaire générale adjointe. Je me tourne vers maintenant vers madame Berbel Koffler pour l'Allemagne. Madame la secrétaire d'État, depuis 2021, vous travaillez sur la politique de coopération internationale de l'Allemagne qui est un pays historiquement champion de l'égalité de genre qui a été mis en place par l'Allemagne jusqu'à présent et surtout pouvez-vous nous parler de l'intégration d'une perspective de genre dans le financement de la lutte contre le changement climatique ? Merci beaucoup. Merci. Je vais également m'exprimer en anglais. Je remerci et je souhaiterais remercier la France de votre invitation et d'avoir organisé cette conférence. Je pense qu'elle est très importante surtout en ce moment où nous sommes toutes confrontés à ces reculs, à ce baclash sur ces thèmes. Donc c'est important de nous réunir et de réfléchir ensemble à ce que nous pouvons faire, comment nous pouvons collaborer. Donc encore une fois, un grand merci. Euh et bien la question du financement est extrêmement importante pour nous en Allemagne et ceci en raison de deux facteurs principaux. Tout d'abord euh femme euh fournit des faits et des chiffres et déclare que si l'on ne fait rien en matière de financement et de soutien de l'égalité de genre en 2030 nous serons des centaines de millions de femmes et de filles dans une pauvreté extrême. Et bien c'est quelque chose qui rend l'action urgente. Ensuite deuxème fête, c'est positif. En fait, la Banque mondiale a récemment euh évoqué un chiffre intéressant. Chaque euro dollar investi dans les qualitiés et bien et dans l'économie aura un rendement un retour de 20 donc ratio de 1 à 20. Donc c'est intéressant d'investir dans les femmes. C'est la façon la plus efficace et la la l'action la plus efficace et intelligente à réaliser. Donc c'est une décision extrêmement intelligente de soutenir l'accès des femmes à l'architecture financière et au fond disponible. Mon ministère est fortement engagé dans le financement de projets avec optique de genre. 93 % de tous nos projets de nos des nouveaux fonds attribués, des nouveaux fonds conçus ont un impact fort et euh porte sur la question de transformer la situation euh et de vraiment se concentrer sur les femmes. Et c'est important de voir que dans le monde entier l'accès au financement des femmes est très limité dans certains pays ou certaines régions. Donc il faut vraiment voir comment pouvoir parvenir à l'autonomisation financière des femmes par le biais des euh institutions financièr. On a parlé de la convention de Séville. Donc je pense que l'architecture financière doit également permettre à des pays partout dans le monde d'avoir accès au financement et à agir de manière appropriée dans le cadre de leur politique nationale. Donc il y a des pays qui sont endettés. Euh on peut surmonter ces problèmes grâce à une taxe fiscalité ou une taxation internationale en avec une gestion différente des ressources nationales de différents pays. Donc ça ce sont des questions sur lesquelles se pencher mais il faut surtout réfléchir à comment utiliser cet argent et l'utiliser pour des dans des investissements appropriés ce qui mèent au financement de du changement climatique. Ça pourrait être un un sujet transverse comme d'autres. le le le logement, le climat, l'accès des SM aux banques, au financement, au prêt. Euh les les besoins des femmes ne sont pas traités de manière appropriée. Si vous voyez le financement du climat, vous voyez que les femmes et les filles qui souffrent du changement climatique ne voient pas leurs besoins euh traités. Par ailleurs, le changement climatique est sous-financé et euh l'Allemagne jusqu'à l'année dernière respecte son engagement d'un financement de 6 milliards dans les mesures d'atténuation et d'adaptation en incluant le secteur privé qui fournira enfin qui a fourni 12 milliards. Mais vous savez que ces chiffres baissent dans notre pays. Donc il faut vraiment relever ces défis et bien comprendre que l'adaptation est essentielle. Euh euh vous savez que 200 millions de personnes bénéficient euh de l'adaptation en particulier des femmes mais c'est sous-financé et les femmes pourraient en bénéficier surtout les foyers qui ne sont pas aisés, les petites et moyennes entreprises, les agriculteurs et cetera. Donc, on pourrait lier le changement climatique et et ces autres thèmes et donc pouvoir promouvoir l'égalité de gens de cette manière-là si l'on investit davantage dans l'adaptation en mettant l'accent sur les femmes, les femmes sur le terrain. Voilà, je je vais m'arrêter là parce qu'il y a vraiment de nombreux panélistes et je suis sûr qu'ils ont des choses intéressantes à disent. Mais ce qui est important pour mon ministère en Allemagne, le ministère de l'économie et du développement, c'est vraiment de rester engagé à notre politique de développement féministe et de nous y tenir. C'est très important pour nous, ainsi que vraiment nous concentrer sur ces thèmes parce que on a vu pendant la cérémonie d'ouverture que le développement durable ne se passera pas si les femmes ne sont pas incluses. Merci. Merci beaucoup madame la secrétaire d'État. Je me tourne vers maintenant vers Raquel Lagunas Telamo. Vous êtes directrice de l'unité du genre du programme des Nations Unies pour le développement le PNUD. Quel est le rôle d'une organisation internationale comme le PNUD dans l'intégration d'une perspective féministe dans l'architecture financière internationale et sa réforme ? Et comment faites-vous pour garantir une meilleure utilisation des ressources financières pour soutenir l'égalité de genre ? Merci merci d'avoir invité le pneu à cette session pionnière. Monsieur l'ambassadeur, c'est un honneur et la question c'est la question vraiment principale. Il faut réfléchir ensemble si ce forum ne peut pas répondre à la question. Il faudra euh revenir et essayer à nouveau de répondre à cette question. Et bien le PNUD euh pense que le système financier est au centre des défis dans un monde façonné par l'industri l'industrialisation avec le capital en son centre plutôt que les les peuples et les gens. Euh et bien euh on comprend que euh l'agenda féministe subisse des défis mais il s'agit de fait. Maintenant il faut voir comment répondre à ces problèmes et comprendre les flux de capitaux. Vous avez mentionné plusieurs aspects euh auparavant que observe également le pneu les barrières financières, des obstacles financiers qui persistent pour les femmes parce que l'architecture financière préfère les les euh les grandes entreprises que les petites ou les associations et euh dans quatre pays sur 5 et bien les budgets subissent des coupes en faveur de l'éducation des soins et cetera. Le le recettes fiscales baissent et il y a toute une un phénomène mondial euh de d'évasion fiscale. Tous les ans, nous perdons 490 milliards en évasion fiscale et tout cela est lié. euh les gouvernements taxentes, la consommation, on sait que cela frappe davantage les foyers euh où la femme joue le rôle principal. Donc comment réformer ? Comment une réforme féministe pourrait être mise en œuvre ? Nous pensons qu'il serait pertinent de démocratiser la gouvernance mondiale. Il y a 54 pays africains qui n'ont que 6,5 % des droits de vote au FMI. les directeurs exécutifs du FMI femmes sont très peu nombreuses si l'on analyse le développement durable, l'éducation, les soins et cetera, l'agenda féministe ne peuvent pas être supprimés ou affaiblis. Vous avez abordé un point intéressant sur le changement climatique parce qu'un financement du climat lié aux euh femmes pourrait vraiment être accessible accessible aux femmes à tous les niveaux. Il y a de nombreux éléments auxquels on pourrait réfléchir. Il y a également le rôle du financement public pour le PNUD. Nous investissant, nous investissementons beaucoup euh dans ce domaine parce que nous devons retrouver ce rôle de de de financement public pour vraiment répondre aux priorités collectives des sociétés. Il faut également impliquer les banques de développement pour faire en sorte qu'elles adoptent ses objectifs sociaux et et l'égalité de gens. Ensuite, il y a les filets de sécurité. Je ne sais pas si vous connaissez ces droits de tirage spéciaux dont nous pensons qu'il doivent être attribués selon les possibilités des pays plutôt que leur taille économique. Et je vais vous donner un exemple. 2021, l'Afrique a reçu moins de 5 % de ces ressources. Euh et lorsque vous êtes en crise, vous financez la dote. Donc vous faites appel à ces aides et vous la recevez. Donc imaginez que cela cause un certain équilibre, mais la réforme du système fiscal euh euh est vraiment nécessaire pour aider les pays à mettre en place une taxation progressive. Mais si l'on prend les chiffres mondiaux, c'est très impressionnant, donc 418 milliards de dollars comme je vous l'ai dit, sont perdus tous les ans euh par évasion fiscale et pourrait être attribué aux agendas sociaux et féministes. Donc alors comment comment faire ? Je vais être brève. Alors, nous travaillons sur le plédoyer mondial, la recherche. Nous travaillons avec le Royaume-Uni sur la dette. Euh nous travaillons sur la mise en œuvre des engagements de Séville et les priorités principales en matière d'égalité de gens et de financement public et bien c'est une redistribbution de la richesse. Nous souhaitons que les les gouvernements réforme leurs systèmes fiscaux pour éliminer ces biais dans les systèmes fiscaux et la la dépense publique pour réduire la pauvreté et promouvoir les entreprises féminines grâce à ces réformes fiscales afin de mieux distribuer ses ressources pour que elles aient un impact sur les personnes qui en ont besoin. enfin est engagé envers et souhaite connecter les économies féministes et les les économistes féministes et leurs connaissances au niveau international et national pour faire avancer cette agenda. Et je vais terminer sur ces mots. Je crois que je ne suis pas trop en retard. Donc je pense qu'il faut que le la finance redevienne un bien public qui profite à tous sur la planète et il faut qu'il soit mieux utilisé et nous avons de nombreux fonctionnaires et féministes très engagés ici. Je suis très impressionnée par ce panel. Ce sont de remarquables analystes. Donc tout cela est essentiel pour la transformation. Je vous remercie. Merci. Ça nous fait beaucoup de travail à la maison. Cirectrice exécutive de Awid. Les mouvements, les activistes et les organisations féministes de terrain sont les premières à faire l'expérience de la montée en puissance des mouvements antidroits. Et pourtant, alors qu'elles étaient déjà drastiquement sous-financées, elles subissent aujourd'hui des coupes de financement historiques. Comment est-ce que les mouvements et organisations féministes bénéficieraient de cette réforme féministe de l'architecture financière internationale et comment est-ce que les institutions financières présentes ici aujourd'hui et les États peuvent et doivent intégrer ces organisations féministes dans la réforme de l'architecture financière internationale ? Mesdames et messieurs, Dieg, merci et merci euh l'ambassadrice de nous avoir de m'avoir invité sur ce panel. Alors, l'architecture financière n'est pas neutre, elle n'est pas équilibrée, on le sait depuis longtemps et euh en entendant parler des engagements ici euh faisait des bons de d'enthousiasme, mais la réalité sur le terrain est bien différente. Nous avons les données collectées par Ain de notre rapport qui s'intitule le financement pour les organisations féministes qui recensent plus de 1100 organisations dans 28 pays. Et ces données montrent que le budget annuel médian qui était rapporté était de 28000 dollars. Et vous comprenez que c'est une goutte d'eau dans la mer en terme de dépenses. 15 % des personnes interrogées disposent de budget d'environ 100000 dollars et 5 % seulement dispose d'un budget de plus d'un million. 81 % des personnes interrogées ont une partie de leur financement qui est autonome car le financement n'a jamais été suffisant et 29 % euh dépendent de ressources produites par eux-mêmes. Et pourtant, il faut couvrir tellement de questions et eux ils sont les premiers sur le terrain. par contraste, trois organisations mondiales antidroits, le réseau chrétien, l'alliance défense de la liberté 3è reçoivent deux fois plus que tous les mouvements féministes étudiés dans ce rapport, deux fois plus que 100 euh 74 organisations, c'est de une efficacité économique. Les mouvements féministes apportent la protection de biens communité, soins, éducation préviennent des crises qui s'avèrent très coûteuses après. Mais d'après les données que je viens de vous citer, il est clair qu'il fonctionne sur un budget ridicule. Une réforme du financement mondial devrait faire plus que juste corriger, redresser les déséquilibres, mais il redéfinirait ce que l'on entend. par progrès et stabilité. Test de l'hythmus est très simple. La question est-ce que cette euh architecture financière internationale sert la vie plutôt que les bénéfices ? Il faut passer d'une économique économiste militariste à une économie qui défend l'humanité. une justice redistributive pour faire en sorte que ceux qui ont euh porté le poids de l'extraction et de la dette puissent vraiment façonner les termes et les cognitions de la reprise. Nous savons que les mouvements féministes sont forts, leurs accords durent longtemps, la reprise est plus résiliente. Et si on investit dans l'économie du C, on pourrait créer 300 millions d'emplois d'ici 22 25 et si avec plus de représentation de femmes, on pourrait accroître le PIB par plus de 55 %. C'est pas de l'idéologie, c'est simplement de la bonne économie. Pourquoi ? Parce que le système mondial est cassé. Il est tellement cassé que ça devient ridicule. Et si je le dis, c'est que les pays du sud global dépensent plus au remboursement de la dette que en matière de santé et éducation euh conjugué. Même si ils sont elles sont les premières à réagir aux crises, c'est pas simplement un manque une financement, c'est la preuve de l'échec des gouvernements. Et nous avons des conditionnalités qui aggravent les inégalités et une relation féministe avec des institutions financières fit payer passer de la codépendance à la copropriété à des priorités communes. Je sais que vous me regardez parce que je prends un peu trop de temps. Donc je vais sauter peut-être une partie de ce que j'avais prévu de dire. Pour que cela devienne possible, une partenariat à trois niveaux est proposé. Volonté politique, société civile et institution financière devrait s'associer. C'est une proposition bancable. Il faut s'aligner sur les ODD mais aller plus loin encore. Intégrer la paix, la démocratie et l'égalité comme étant de vrais indicateurs de la stabilité. Ce partenariat fonctionne, on l'a prouvé. Les institutions financières, les mouvements féministes se sont associés pour travailler avec les gouvernements. On le voit dans le cadre du Equality Fund au au Canada qui réunit les sociétés caritatives, le gouvernement, la société civile et on fait en sorte que les flux de capitaux soient vraiment gérés par ceux qui comprennent vraiment les inégalités et qui font en sorte que les principes suivent l'argent et que l'argent suive principes, c'est il faut que chacun soit redevable lorsque Black Rock, le plus grand gestionnaire de fond s'est présenté comme le champion de l'ESG, les féministes ont analysé les données et ont pointé les contradictions de telle sorte qu'on a vraiment passé cela à la loupe et que les actionnaires ont commencé à s'exprimer. Et cet examen des politiques et bien nous montre que les organisations féministes peut peuvent intégrer ce marché de la finance internationale non pas juste comme adversaire mais comme partenaire pour que le capitaux soient utilisés avec une conscience lorsque les systèmes de santé s'effondrent lorsque les urgences climatiques déplacent des millions de personnes, tous souffre. C'est urgent, j'insiste sur sur cela. Réformer la structure financière internationale ne commence pas maintenant alors que la També déjà commencé avant. Il faut passer de l'inaction à l'action. Merci. Vous avez des fans dans la salle. Vous êtes directeur général adjoint de l'Agence française de développement. Le réseau de banque de développement finance en commun qui est présidé par l'actuel directeur général de l'AFD a été notamment très impliqué dans le casadre du sommet de Paris pour un nouveau pacte financier il y a 2 ans. Pourquoi la mobilisation des banques de développement et de la finance publique et notamment de finances en commun en faveur de l'égalité de genre est essentielle pour cette réforme de l'architecture financière internationale ? Merci beaucoup. Bonjour madame l'ambassadrice, chers membres du panel, je vais m'exprimer en français et je juste vérifier que vous aiez eu le temps de mettre vos traducteurs sur le sur le sur vos oreilles. Chers invités, je suis très heureux d'être ici aujourd'hui pour représenter une banque dont on pourrait penser à première vue que c'est un peu particulier qu'une institution financière participe à un panel de cette nature. Alors, ce qui me frappe beaucoup sur ce sujet, c'est qu'il est à la fois très individuel et très institutionnel. Il est très individuel parce que comme l'a rappelé la ministre tout à l'heure dans son propos introductif, et bien la l'égalité de genre, c'est quelque chose auquel on pense pour nos enfants et c'est quelque chose qu'on vit dans notre quotidien. Et moi à titre très personnel, je me rappelle maintenant qu'il a fallu, il m'a fallu 8 ans. Il a fallu que j'arrive à la FD, il a fallu que je commence à travailler sur ces questions avec les équipes de la FD qui sont présentes dans cette salle, mais pas que. pour que je réalise que les cinq cartes postales que j'avais acheté au Cameroun il y a